Galerie des fossiles
Amiskwia sagittiformis
Animal vermiforme nageur doté d'une paire d'antennesRègne :
Animal
Embranchement :
Inconnu
Classe :
Sans object
Affinité :
La position phylogénétique d'Amiskwia est incertaine. Malgré des objections sérieuses à considérer Amiskwia comme un chétognathe (Conway Morris, 1977; Owre et Bayer, 1962), certains chercheurs persistent à le considérer comme tel (Butterfield, 1990). Des affinités avec les némertiens (Owre et Bayer, 1962) et les mollusques (Chen et Huang, 2002; Chen et al., 2005), non étayées d'arguments substantiels, ont aussi été avancées.
Nom d'espèce :
Amiskwia sagittiformis
Nom du descripteur :
Walcott
Date de la description :
1911
Étymologie :
Amiskwia – du mot cri amiskwi, « queue de castor », en référence au nom donné à plusieurs éléments du relief du parc national du Canada Yoho.
sagittiformis – du latin sagitta, « flèche », et formis, « forme », en référence à l'allure générale de l'animal.
Spécimens types :
Lectotype – USNM 57644 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :
Schistes de Burgess et environs : aucune.
Autres dépôts : A. sinica (Chen et al., 2002) de la faune de Chengjiang du Cambrien inférieur dans le Yunnan, Chine.
Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d'années).
Bref historique de la recherche :
Amiskwia était à l'origine considéré comme un ver-flèche (Walcott, 1911). Largement acceptée, l'interprétation de Walcott a été réfutée par des études postérieures (Conway Morris, 1977; Owre et Bayer, 1962), mais Amiskwia est de nouveau considéré comme un ver-flèche (Butterfield, 1990).
Morphologie :
Amiskwia est un ver aplati, dont le corps respecte une symétrie bilatérale. Il est doté d'une paire d'ailerons latéraux et d'une « nageoire » caudale en forme de pagaie. Une paire de petits tentacules est insérée à la surface ventrale du front, juste en avant de la bouche. Certains fossiles ont conservé des traces d'intestin et d'autres organes internes.
Abondance :
A. saggitiformis est connu d'après l'étude de quelques douzaines de spécimens de la carrière Walcott seulement. Il compte pour 0,025 % des spécimens dénombrés (Caron et Jackson, 2008).
Taille maximum :
25 mm
Mode de vie :
Nectonique, mobile
Mode d'alimentation :
Inconnu
Interprétations écologiques :
La présence d'ailerons indique une bonne adaptation à la nage. La rareté dans les schistes de Burgess pourrait être attribuable au fait qu'Amiskwia passait la plupart de son temps bien au-dessus du fond et de la profondeur à laquelle il aurait pu être piégé dans les coulées de boue sous-marines.
Bibliographie :
BUTTERFIELD, N. J. 1990. Organic preservation of non-mineralizing organisms and the Taphonomy of the Burgess Shale. Paleobiology, 16(3): 272-286.
CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.
CHEN, J.-Y. AND D.-Y. HUANG. 2002. A possible Lower Cambrian chaetognath (arrow worm). Science, 298(5591): 187.
CHEN, J.-Y., D.-Y. HUANG AND D. J. BOTTJER. 2005. An Early Cambrian problematic fossil: Vetustovermis and its possible affinities. Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, 272(1576): 2003-2007.
CHEN, L., H. LUO, S. HU, J. YIN, Z. JIANG, Z. WU, F. LI AND A. CHEN. 2002. Early Cambrian Chengjiang fauna in Eastern Yunnan, China. Yunnan Science and Technology Press, Kunming, China, 199 p.
CONWAY MORRIS, S. 1977. A redescription of the Middle Cambrian worm Amiskwia sagittiformis Walcott from the Burgess Shale of British Columbia. Palaontologische Zeitschrift, 51(3): 271-287.
OWRE, H. B. AND F. M. BAYER. 1962. The systematic position of the Middle Cambrian fossil Amiskwia Walcott. Journal of Paleontology, 36(6): 1361-1363.
WALCOTT, C. D. 1911. Middle Cambrian annelids. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57(2): 109-144.










