Galerie des fossiles
Ctenorhabdotus capulus
Méduse à peigne au corps en forme de lampe doté de 8 ensembles de 3 rangées de cils locomoteursRègne :
Animal
Embranchement :
Cténophores
Classe :
Clade non classé (groupe souche des cténophores)
Affinité :
Ctenorhabdotus est considéré comme un cténophore très primitif, et possiblement comme un membre du groupe souche (Conway Morris et Collins, 1996).
Nom d'espèce :
Ctenorhabdotus capulus
Nom du descripteur :
Conway Morris and Collins
Date de la description :
1996
Étymologie :
Ctenorhabdotus – du grec ktenos, « peigne », et rhabdotos, « rayé », en référence aux rayures très distinctes dessinées par les rangées de cils de l'animal.
capulus – du latin capulus, « poignée », en référence à l'aspect capsulaire de l'élément aboral proéminent de l'animal.
Spécimens types :
Holotype – ROM 50822 conservé au Musée royal de l'Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :
Schistes de Burgess et environs : aucune.
Autres dépôts : aucune.
Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d'années).
Bref historique de la recherche :
Décrit par Conway Morris et Collins en 1996, Ctenorhabdotus capulus n'a fait l'objet d'aucune autre publication.
Morphologie :
Ctenorhabdotus est ovoïde et porte 24 rangées de cils. Les surfaces supérieure (aborale) et inférieure (orale) sont relativement plates. Les rangées de cils sont disposées en 8 groupes de trois, la rangée centrale étant beaucoup plus courte que les deux autres. Ces groupes convergent vers la région aborale pour former 8 brins. La région orale est bien développée, et sa marge, ondulée. La petite structure capsulaire sur la face aborale de l'organisme contient vraisemblablement un organe apical et des statocystes.
Abondance :
Ctenorhabdotus est rare, connu d'après deux douzaines de spécimens provenant principalement de la carrière Raymond. Dans la carrière Walcott, l'espèce ne représente que 0,01 % des spécimens recensés (Caron et Jackson, 2008).
Taille maximum :
70 mm
Mode de vie :
Nectonique, mobile
Mode d'alimentation :
Inconnu
Interprétations écologiques :
Les rangées de cils indiquent que l'animal nageait activement. La bouche n'étant pas bien conservée et faute d'indications attestant l'existence de tentacules, son mode d'alimentation demeure incertain.
Bibliographie :
CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.
CONWAY MORRIS, S. AND D. COLLINS. 1996. Middle Cambrian ctenophores from the Stephen Formation, British Columbia, Canada. Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Series B, 351: 279-308.
Autres liens :
Aucun










