Galerie des fossiles

Diagoniella hindei

Éponge conique avec un squelette à motifs diagonaux

Reconstitution 3D de Diagoniella cyathiformis avec d'autres éponges (Choia ridleyi, Eiffelia globosa, Hazelia conferta, Pirania muricata, Vauxia bellula, et Wapkia elongata) et Chancelloria eros, un animal couvert d'épines disposées en étoile qui ressemble à une éponge.

Reconstitution 3D de Phlesch Bubble © Musée royal de l'Ontario

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Taxonomie

Règne :

Animal

Embranchement :

Porifères

Classe :

Hexactinellides (Ordre : Reticulosa)

Affinité :

Parfois confondue avec Protospongia, Diagoniella fait partie de la famille des Protospongiidae (hexactinellides primitifs). Les éponges hexactinellides (éponges de verre) sont dotées d'un squelette composé de spicules siliceux à quatre, cinq ou six pointes. Elles sont considérées comme une branche précoce de l'embranchement des poriféres, en raison de leur composition particulière.

Nom d'espèce :

Diagoniella hindei

Nom du descripteur :

Walcott

Date de la description :

1920

Étymologie :

Diagoniella – du grec dia, « à travers », et gon, « angle », en référence aux spicules diagonaux de l'éponge.

hindei – d'après le professeur G. J. Hinde, paléontologue britannique qui a travaillé sur les éponges fossiles.

Spécimens types :

Lectotype – USNM 66503 (D. hindei) conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis. (Les types et renseignements d'archivage de D. cyathiformis sont inconnus.)

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : D. cyathiformis Dawson, 1889 des couches à trilobites et des Couches à tulipes du mont Stephen, de la carrière Walcott sur la crête aux Fossiles et du glacier Stanley (Caron et coll., 2010).

Autres dépôts : D. coronata Dawson, 1890 de l'Ordovicien du Québec à Petit-Métis.

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Âge

Periode :

Cambrien moyen, de la zone à Bathyuriscus-Elrathina à la cénozone (zone d'association) à Bolaspidella du Cambrien moyen tardif (environ 505 millions d'années).

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Sites

Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrière Walcott sur la crête aux Fossiles, couches à trilobites et des couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen et glacier Stanley du parc national du Canada Kootenay.

Autres dépôts : D. cyathiformis Dawson, 1889 de l'Ordovicien du Québec à Métis-sur-Mer au Cambrien moyen des formations de Wheeler et Marjum dans l'Utah (pour D. cyathiformis). D. hindei Walcott, 1920 du Cambrien de l'Utah et du Nevada également (Rigby, 1978, 1983).

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Diagoniella a été décrit en tant que sous-genre de Protospongia par Rauff en 1894. Walcott a décrit une nouvelle espèce, D. hindei, dans sa monographie de 1920 consacrée aux éponges des schistes de Burgess et a établi un genre valide, Diagoniella, qu'il considérait comme distinct de Protospongia. Ribgy (1986) et Rigby et Collins (2004) ont à leur tour étudié les fossiles disponibles et ont conclu qu'une seconde espèce du genre, D. cyathiformis, était également représentée dans les schistes de Burgess.

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Description

Morphologie :

D. hindei est une petite éponge conique ressemblant à un sac. Son squelette est constitué de gros spicules orientés diagonalement sur toute la longueur du corps. Ces spicules (« stauractines ») diffèrent des spicules hexactines (à six pointes), qui caractérisent normalement les éponges hexactinellides, de par la suppression de deux rayons opposés, les quatre rayons restants conférant une apparence de croix aux spicules stauractines. Les spicules de D. hindei s'imbriquent pour former un réseau. Cependant, à la différence de ceux de certaines éponges hexactinellides, ils ne fusionnent pas, ce qui rend D. hindei très fragile. D. cyathiformis est également conique, mais plus grande et allongée (elle peut atteindre 120 mm de haut). Les longs spicules de D. hindei s'unissent en une « racine » touffue à la base de l'organisme.

Abondance :

Diagoniella est relativement commun, mais il ne représente que 0,24 % de la faune de la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :

18 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, sessile

Mode d'alimentation :

Suspensivore

Interprétations écologiques :

Diagoniella était probablement ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l'eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

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Références

Bibliographie :

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CARON, J.-B., R. GAINES, G. MANGANO, M. STRENG AND A. DALEY. 2010. A new Burgess Shale-type assemblage from the "thin" Stephen Formation of the Southern Canadian Rockies. Geology, 38: 811-814.

RIGBY, J. K. 1978. Porifera of the Middle Cambrian Wheeler Shale, from the Wheeler Amphitheater, House Range, in Western Utah. Journal of Paleontology, 52: 1325-1345.

RIGBY, J. K. 1983. Sponges of the Middle Cambrian Marjum Limestone from the House Range and Drum Mountains of Western Millard County, Utah. Journal of Paleontology, 57: 240-270.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess Shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

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