Galerie des fossiles
Diraphora bellicostata
Brachiopode d'apparence striéeRègne :
Animal
Embranchement :
Brachiopodes
Classe :
Rhynchonellata (Ordre : Orthida)
Affinité :
Diraphora appartient à la famille des Bohemiellidae.
Nom d'espèce :
Diraphora bellicostata
Nom du descripteur :
Walcott
Date de la description :
1924
Étymologie :
Diraphora – du grec deiras, « strie », et phoras,« porteur ».
bellicostata – du latin bellus,« beau », et costatus, « strié ».
Spécimens types :
Syntypes – USNM 69731-69737 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :
Schistes de Burgess et environs : aucune à ce jour. Les brachiopodes des schistes de Burgess, en particulier ceux des couches à trilobites du mont Stephen, devraient être réexaminés (voir Bref historique des recherches).
Autres dépôts : plusieurs espèces sont connues en Amérique du Nord et en Australie.
Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d'années).
Bref historique de la recherche :
Initialement classée dans le genre Eoorthis par Walcott (1924), l'espèce a ensuite été attribuée par Bell (1941) à un nouveau genre, Diraphora, dont elle est devenue l'espèce type. Diraphora bellicostata n'a pas été étudiée depuis sa première description par Walcott en 1924. La description sommaire de Walcott identifie inadéquatement le spécimen et aucun type n'y est désigné. Les espèces devraient être décrites à nouveau.
Morphologie :
Diraphora bellicostata est orné de stries fines (costæ) rayonnant sur la coquille depuis la charnière. À l'instar de Nisusia, forme comparable représentée dans les schistes de Burgess, ses coquilles auraient été articulées avec de petites dents courtes. Aucune partie molle conservée n'a été observée; la coquille était minéralisée à l'origine.
Abondance :
Diraphora bellicostata est connu grâce à l'étude de plusieurs centaines de spécimens de la carrière Walcott. Brachiopode le plus représenté, il ne constitue cependant qu'une fraction relativement mince (inférieure à 1,3 %) de la faune (Caron et Jackson, 2008).
Taille maximum :
10 mm
Mode de vie :
Épibenthique, sessile
Mode d'alimentation :
Suspensivore
Interprétations écologiques :
Diraphora était probablement doté d'un pédoncule épais et court, avec lequel il s'attachait au substratum. Certains spécimens sont liés aux spicules d'éponges, en particulier de Pirania. D'autres organismes (p. ex., Mackenzia) s'attachaient à des valves isolées de Diraphora (appartenant à des individus morts), qu'ils utilisaient comme ancres. Les particules alimentaires de l'eau auraient été extraites par le lophophore – un appareil filtreur situé entre les coquilles.
Bibliographie :
BELL, C. W. 1941. Cambrian Brachiopoda from Montana. Journal of Paleontology, 15: 193-255.
CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.
WALCOTT, C. D. 1924. Cambrian and Ozarkian Brachiopoda. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67: 477-554.
Autres liens :
Aucun









