Galerie des fossiles

Eiffelia globosa

Éponge calcaire globulaire à spicules étoilés

Reconstitution 3D d'Eiffelia globosa avec d'autres éponges (Choia ridleyi, Diagoniella cyathiformis, Hazelia conferta, Pirania muricata, Vauxia bellula, et Wapkia elongata) et Chancelloria eros, un animal couvert d'épines disposées en étoile qui ressemble à une éponge.

Reconstitution 3D de Phlesch Bubble © Musée royal de l'Ontario

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Taxonomie

Règne :

Animal

Embranchement :

Porifères

Classe :

Calcarea (Ordre : Heteractinida)

Affinité :

Eiffelia se situerait près de la divergence entre les éponges calcaires et les éponges hexactinellides (Botting et Butterfield, 2005).

Nom d'espèce :

Eiffelia globosa

Nom du descripteur :

Walcott

Date de la description :

1920

Étymologie :

Eiffelia – d'après le mont Eiffel, qui doit son nom à sa ressemblance avec la tour Eiffel à Paris. Cette tour porte de nom de Gustave Eiffel (1832-1923), ingénieur français célèbre pour ses constructions métalliques de grande envergure.

globosa – du latin globus, « globe ou sphère », en référence à la forme de l'éponge.

Spécimens types :

Lectotype – USNM 66522 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : E. araniformis Missarzhevsky et Mambetov, 1981 présente dans plusieurs petits gisements fossilifères coquilliers du Cambrien précoce (Bengtson et coll., 1990; Skovsted, 2006).

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Âge

Periode :

Du Cambrien inférieur à la zone à Bathyuriscus-Elrathina du Cambrien moyen (environ 505 millions d'années).

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Sites

Sites principaux :

Couches à trilobites sur le mont Stephen et carrière Walcott sur la crête aux Fossiles.

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Décrit pour la première fois par Walcott en 1920, Eiffelia a fait l'objet de peu de recherches jusqu'à ce que Rigby le décrive à nouveau en 1986, dans le cadre de sa révision de la classification des éponges des schistes de Burgess. Des spécimens supplémentaires recueillis par le Musée royal de l'Ontario ont ensuite été décrits par Rigby et Collins (2004). Présentant des caractéristiques d'éponge calcaire et hexactinellide, Eiffelia a joué un rôle important dans la détermination des relations phylogénétiques de haut niveau entre les éponges. Ses spicules se forment par accrétion de phosphate sur un noyau siliceux, ce qui constituerait une transition dans l'évolution. Cette transition aurait permis de passer d'un minéral à un autre pour assurer la croissance des spicules (Botting et Butterfield, 2005).

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Description

Morphologie :

Eiffelia est habituellement conservé sous forme de réseau de spicules aplati tenant dans une seule couche. Circulaire, son diamètre est de l'ordre de 1 à 6 cm. Les spicules apparaissent en cinq tailles différentes. Les plus grands affichent généralement une symétrie hexaradiaire (six pointes), tandis que les plus petits ont une symétrie quadriradiaire (quatre pointes). Les rayons se prolongent parallèlement les uns aux autres, ce qui produit une apparence de quadrillage géométrique. Les plus grands spicules, espacés de quelques millimètres, abritent des spicules du deuxième ordre de taille entre leurs minces rayons fuselés. Les spicules de taille inférieure, souvent trop fins pour être conservés, remplissent les interstices de la « toile » squelettique. Au point de croisement des six pointes, les spicules se rejoignent en un petit disque central formé par leurs bases évasées. Les spicules d'Eiffelia soutenaient une mince paroi, qui aurait ressemblé à un sac sphérique perforé de quelques petites ouvertures elliptiques (ostia).

Abondance :

Eiffelia est relativement rare dans la carrière Walcott, où il ne représente que 0,1 % de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :

60 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, sessile

Mode d'alimentation :

Suspensivore

Interprétations écologiques :

L'éponge reposait sur le plancher sous-marin et adhérait peut-être aux surfaces dures. Les particules de matière organique étaient extraites de l'eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

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Références

Bibliographie :

BENGTSON, S. S. CONWAY MORRIS, B. J. COOPER, P. A. JELL AND B. N. RUNNEGAR. 1990. Early Cambrian fossils from South Australia, 9, 364 p.

BOTTING, J. P. AND N. J. BUTTERFIELD. 2005. Reconstructing early sponge relationships by using the Burgess Shale fossil Eiffelia globosa, Walcott. Proceedings of the National Academy of Sciences, 102(5): 1554.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess Shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 1-105.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science, 1: 1-155.

SKOVSTED, C. B. 2006. Small shelly fauna from the Upper Lower Cambrian Bastion and Ella Island Formations, North-East Greenland. Journal of Paleontology, 80:1087-1112.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-364.

Autres liens :

Aucun

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