Galerie des fossiles

Habelia optata

Arthropode couvert de tubercules

Reconstitution d'Habelia optata.

© Marianne Collins

Média 1 des 3 pour Habelia optata Modèle 2D
Média 2 des 3 pour Habelia optata Photo
Média 3 des 3 pour Habelia optata Photo

Taxonomie

Règne :

Animal

Embranchement :

Arthropodes

Classe :

Clade non classé (groupe souche des arthropodes)

Affinité :

Habelia optata est un arthropode, mais ses relations phylogénétiques demeurent nébuleuses. L'espèce a été associée aux arachnomorphes (groupe incluant les chélicérates et les trilobites) par certaines études, mais pourrait entrer dans la super-classe Lamellipedia, à l'instar de Naraoia et des trilobites (Briggs et Fortey, 1989) ou dans la classe Megacheira, en tant que proche parente de Leanchoilia (Wills et al., 1998).

Nom d'espèce :

Habelia optata

Nom du descripteur :

Walcott

Date de la description :

1912

Étymologie :

Habelia – d'après le mont Habel (3 161 m), aujourd'hui « mont des Poilus », qui surplombe la vallée de Yoho; nommé en 1900 par Norman Collie en l'honneur de Jean Habel, alpiniste allemand. Le mont Habel désigne aujourd'hui un sommet situé au nord du mont des Poilus.

optata – pourrait dériver du latin optatus, « souhait » ou « désir » (étymologie non spécifiée).

Spécimens types :

Holotype – USNM 57693 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : Habelia? brevicauda des carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles.

Autres dépôts : aucune.

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Âge

Periode :

Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d'années).

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Sites

Sites principaux :

Carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles.

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Habelia optata a été décrit pour la première fois par Walcott en 1912. Simonetta a ajouté au genre une deuxième espèce possible, Habelia? brevicauda, qui a été étudiée à nouveau par Whittington (1981). Habelia apparaît dans certaines analyses des relations phylogénétiques des arthropodes (Briggs et Fortey, 1989; Wills et al., 1998). De plus, de singulières traces fossiles en zigzag découvertes dans le Grand Canyon (Cambrien moyen) ont été attribuées à un arthropode similaire à Habelia (Elliott et Martin, 1987).

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Description

Morphologie :

Le corps d'Habelia optata a la particularité d'être couvert de petits tubercules (nodules sphériques) particulièrement nombreux sur le bouclier céphalique et l'axe du tronc. Il se compose d'un bouclier céphalique convexe dépourvu d'yeux, de 12 tergites et d'une longue pointe caudale articulée sortant du 12e segment. Les trois premiers tergites portent une large épine médiane tapissée de tubercules. La tête est dotée d'une paire d'antennes frontales couvertes de soies (setae) et de deux paires d'appendices probablement biramés, avec des membres locomoteurs segmentés et des feuillets sombres, qui pourraient être des branchies filamenteuses.

Une épine médiane de plus en plus émoussée d'avant en arrière domine la surface dorsale des 12 segments du corps. Les six premiers segments du corps accueillent des appendices segmentés et dédoublés en deux branches (biramés), incluant de longs et solides membres locomoteurs gnathobasiques (c.-à-d. dotés d'un podomère basal robuste et épineux ou d'un segment servant à broyer les aliments) également segmentés et une branche externe lobée avec des lamelles (petites structures allongées) le long de la marge. Les lobes sont présents au niveau des segments postérieurs, mais n'y sont pas associés à des branches locomotrices. La queue est constituée d'une longue pointe articulée en un seul point à la moitié de sa longueur.

Abondance :

Habelia optata est extrêmement rare.

Taille maximum :

41 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, mobile

Mode d'alimentation :

Carnivore

Interprétations écologiques :

Habelia optata se servait probablement des six membres de son tronc pour marcher et de ses appendices céphaliques, pour s'alimenter. Ses antennes frontales, sensorielles, lui auraient permis de recueillir de l'information sur l'environnement, car l'animal ne semble pas avoir eu d'yeux. La taille et la forme de la marge postérieure de la tête suggèrent des possibilités de flexion considérable, qui auraient permis à Habelia de creuser dans les sédiments à la recherche de nourriture. Bien protégé contre les prédateurs par son épaisse carapace et sa longue pointe caudale, qui compromettait les attaques par l'arrière, l'animal vivait sur les boues du fond marin.

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Références

Bibliographie :

BRIGGS, D. E. G. AND R. A. FORTEY. 1989. The early radiation and relationships of the major arthropod groups. Science, 246: 241-243.

ELLIOTT, D. K. AND D. L. MARTIN. 1987. A new trace fossil from the Cambrian Bright Angel Shale, Grand Canyon, Arizona. Journal of Paleontology, 61: 641-648.

SIMONETTA, A. M. 1964. Osservazioni sugli artropodi non trilobiti della ‘Burgess Shale’ (Cambriano medio). III conributo. Monitore Zoologico Italiano, 72: 215-231.

WALCOTT, C. D. 1912. Middle Cambrian Branchiopoda, Malacostraca, Trilobita and Merostomata. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57: 145-228.

WILLS, M. A., D. E. G. BRIGGS, R. A. FORTEY, M. WILKINSON AND P. H. A. SNEATH. 1998. An arthropod phylogeny based on fossil and recent taxa, p. 33-105. In G. D. Edgecombe (ed.), Arthropod fossils and phylogeny. Columbia University Press, New York.

WHITTINGTON, H. B. 1981. Rare arthropods from the Burgess Shale, Middle Cambrian, British Columbia. Philosophical Transactions of the Royal Society of London Series B-Biological Sciences, 292: 329-357.

Autres liens :

Aucun

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