Galerie des fossiles

Habelia ? brevicauda

Arthropode peu connu doté d'une courte pointe caudale

Habelia? brevicauda (USNM 144910) – Holotype. Spécimen complet conservé sans appendices. Longueur du spécimen = 50 mm. Spécimen sec, lumière polarisée. Carrière Walcott.

© Smithsonian Institution – Musée national d'histoire naturelle. Photo : Jean-Bernard Caron

Média 1 des 2 pour Habelia ? brevicauda Photo
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Taxonomie

Règne :

Animal

Embranchement :

Arthropodes

Classe :

Clade non classé (groupe souche des arthropodes)

Affinité :

Habelia? brevicauda n'est pas suffisamment connue pour que ses affinités puissent être établies avec fiabilité. Elle a été associée aux arachnomorphes (groupe incluant les chélicérates et les trilobites) par certaines études et pourrait être étroitement apparentée à des représentants de la super classe Lamellipedia, tels que Naraoia et les trilobites (Briggs et Fortey, 1989) ou être placée dans la classe Megacheira, en tant que proche parente de Leanchoilia (Wills et al., 1998).

Nom d'espèce :

Habelia ? brevicauda

Nom du descripteur :

Simonetta

Date de la description :

1964

Étymologie :

Habelia – d'après le mont Habel (3 161 m), aujourd'hui « mont des Poilus », qui surplombe la vallée de Yoho; nommé en 1900 par Norman Collie en l'honneur de Jean Habel, alpiniste allemand. Le mont Habel désigne aujourd'hui un sommet situé au nord du mont des Poilus.

brevicauda – du latin brevis, « court », et cauda, « queue ».

Spécimens types :

Holotype – USNM 144910 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : Habelia optata de la carrière Walcott sur la crête aux Fossiles et la montagne Monarch du parc national du Canada Kootenay.

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Âge

Periode :

Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d'années).

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Sites

Sites principaux :

Carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles.

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

L'espèce Habelia optata a été décrite pour la première fois par Walcott en 1912. En 1964, Simonetta a ajouté au genre une deuxième espèce possible, Habelia? brevicauda, qui a été étudiée à nouveau par Whittington (1981). Les analyses phylogénétiques suggèrent une position au sein des arachnomorphes (Briggs et Fortey, 1989; Wills et al., 1998). Si tel est le cas, Habelia représenterait un groupe souche des mandibulates, qui incluent les crustacés, les myriapodes et les hexapodes (Scholtz et Edgecombe, 2006).

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Description

Morphologie :

Le corps d'Habelia? brevicauda mesure de 1,8 à 5,4 cm de long et comprend un bouclier céphalique hémicirculaire et un tronc en 12 segments se terminant en pointe caudale. La surface du bouclier, lisse, n'a pas de caractéristiques particulières. Les segments du tronc présentent une large région axiale convexe et des expansions latérales (plèvres) lamelliformes. Les plèvres sont courtes et arrondies dans la partie antérieure du corps; elles s'élargissent et leurs extrémités pointent de plus en plus vers l'arrière dans la partie postérieure. La pointe caudale, courte et épaisse, s'amincit jusqu'à son extrémité très émoussée.

Chez l'espèce type, Habelia optata, l'exosquelette est couvert de petits tubercules. Les appendices incluent une paire d'antennes, deux paires d'appendices céphaliques segmentés et dédoublés en deux branches (biramés) et six paires d'appendices biramés probablement gnathobasiques (c.-à-d. dotés d'un solide podomère basal épineux ou d'un segment servant à broyer les aliments) au niveau du tronc. Les tubercules et les appendices n'ayant pas été décrits chez Habelia? brevicauda, la position de l'espèce dans le genre est incertaine.

Abondance :

Habelia? brevicauda a été initialement décrite à partir de moins de dix spécimens.

Taille maximum :

54 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, mobile

Mode d'alimentation :

Dépositivore.

Interprétations écologiques :

Habelia? brevicauda marchait probablement à l'aide de ses membres du tronc et utilisait ses appendices céphaliques pour s'alimenter. Si des gnathobases étaient présentes, elles servaient à mastiquer la nourriture. Les antennes frontales étaient vraisemblablement sensorielles. Il se peut que la tête ait été très flexible; cela aurait permis à Habelia de s'en servir pour chercher de la nourriture en creusant dans les sédiments lors de déplacements sur le lit marin.

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Références

Bibliographie :

BRIGGS, D. E. G. AND R. A. FORTEY. 1989. The early radiation and relationships of the major arthropod groups. Science, 246: 241-243.

ELLIOTT, D. K. AND D. L. MARTIN. 1987. A new trace fossil from the Cambrian Bright Angel Shale, Grand Canyon, Arizona. Journal of Paleontology, 61: 641-648.

SCHOLTZ, G. AND G. D. EDGECOMBE. 2006. The evolution of arthropod heads: reconciling morphological, developmental and palaeontological evidence. Development Genes and Evolution, 216: 395-415.

SIMONETTA, A. M. 1964. Osservazioni sugli artropodi non trilobiti della ‘Burgess Shale’ (Cambriano medio). III conributo. Monitore Zoologico Italiano, 72: 215-231.

WALCOTT, C. D. 1912. Middle Cambrian Branchiopoda, Malacostraca, Trilobita and Merostomata. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57: 145-228.

WILLS, M. A., D. E. G. BRIGGS, R. A. FORTEY, M. WILKINSON AND P. H. A. SNEATH. 1998. An arthropod phylogeny based on fossil and recent taxa, p. 33-105. In G. D. Edgecombe (ed.), Arthropod fossils and phylogeny. Columbia University Press, New York.

WHITTINGTON, H. B. 1981. Rare arthropods from the Burgess Shale, Middle Cambrian, British Columbia. Philosophical Transactions of the Royal Society of London Series B-Biological Sciences, 292: 329-357.

Autres liens :

Aucun

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