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Halichondrites elissa

Éponge de forme conique allongée à longs spicules ressemblant à des cheveux

Halichondrites elissa (ROM 53575) – Empreinte et contre-empreinte. Spécimen presque entier avec sa base pointue. Hauteur du spécimen = 140 mm. Spécimen sec, lumière directe (image de gauche); spécimen humide, lumière directe (image de droite). Carrière Walcott.

© Musée royal de l'Ontario. Photos : Jean-Bernard Caron

Média 1 des 2 pour Halichondrites elissa Photo
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Taxonomie

Règne :

Animal

Embranchement :

Porifères

Classe :

Démosponges (Ordre : Monaxonida)

Affinité :

Halichondrites est considéré comme un genre de démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd'hui la classe d'éponges la plus importante.

Nom d'espèce :

Halichondrites elissa

Nom du descripteur :

Walcott

Date de la description :

1920

Étymologie :

Halichondrites – du grec hal, « marin », chon, « entonnoir ou tube », et dri, « buisson », en référence à la forme de cette éponge marine densément recouverte de longs spicules ressemblant à des cheveux.

elissa – du grec eliss, « rouler ou retourner », peut-être en référence à la disposition en spirale des petits spicules de l'éponge.

Spécimens types :

Holotype – USNM 66447 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : une espèce non identifiée, Halichondrites sp. du mont Stephen (Rigby et Collins, 2004).

Autres dépôts : H. confusus Dawson, 1889, de l'Ordovicien du Québec à Petit-Métis. H. elissa, de la faune de Chengjiang du Cambrien inférieur (Chen et al., 1997; Luo et al., 1999).

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Âge

Periode :

Du Cambrien inférieur, zone à Wutingaspis-Eoredlichia à la zone à Bathyuriscus-Elrathina du Cambrien moyen (environ 510 à 505 millions d'années).

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Sites

Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles.

Autres dépôts : H. elissa, de la faune de Chengjiang du Cambrien inférieur (Chen et al., 1997; Luo et al., 1999).

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Walcott a classé l'espèce dans le genre Halichondrites en 1920. Ribgy (1986) a proposé une nouvelle description du genre et créé une nouvelle famille, les halichondritidés, pour y inclure ce genre qui, selon lui, aurait évolué à partir d'une espèce précoce du genre Leptomitus. En 2004, Rigby et Collins ont décrit de nouveaux spécimens recueillis par le Musée royal de l'Ontario.

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Description

Morphologie :

La base est conique et prolongée vers le haut en un long tube. La paroi est lisse, avec de petits spicules disposés verticalement en une spirale orientée dans le sens des aiguilles d'une montre. Des canaux peuvent être présents dans la paroi ou s'étendre parallèlement à celle-ci, mais ils ne sont pas visibles du fait de leur taille minuscule. La présence de nombreux spicules longs et épais émergeant de la paroi est le principal caractère distinctif de cette éponge. Ces spicules sont dressés et peuvent atteindre 8,5 cm de longueur. D'une hauteur pouvant atteindre plus de 20 cm, cette éponge est l'une des espèces les plus grandes et les plus hirsutes trouvées dans les schistes de Burgess. Vraisemblablement, l'eau entrait par les petits pores de la paroi jusqu'à la cavité centrale, puis sortait par l'oscule circulaire au sommet.

Abondance :

Très rare, Halichondrites représente seulement 0,01 % de la faune de la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :

215 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, sessile

Mode d'alimentation :

Suspensivore

Interprétations écologiques :

Halichondrites était probablement ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l'eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

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Références

Bibliographie :

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CHEN, J. Y., Y. N. CHENG AND H. V. ITEN. 1997. The Cambrian explosion and the fossil record. National Museum of Natural Science Taiwan, Taichung, 319 p.

LUO, H., S. HU, L. CHEN, S. ZHANG AND Y. TAO. 1999. Early Cambrian Chengjiang fauna from Kunming region, China. Yunnan Science and Technology Press, Kunming, 162 p.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess Shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

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