Galerie des fossiles

Hamptonia bowerbanki

Éponge de grande taille hérissée de longs spicules rayonnants

Hamptonia bowerbanki (ROM 53547). Vue d'ensemble et gros plan d'un grand spécimen montrant des spicules longs et épais. Longueur du spécimen = 184 mm. Specimen humide, lumière polarisée (deux images). Couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen.

© Musée royal de l'Ontario. Photos : Jean-Bernard Caron

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Taxonomie

Règne :

Animal

Embranchement :

Porifères

Classe :

Démosponges (Ordre : Monaxonida)

Affinité :

Hamptonia est considéré comme un genre de démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd'hui la classe d'éponges la plus importante.

Nom d'espèce :

Hamptonia bowerbanki

Nom du descripteur :

Walcott

Date de la description :

1920

Étymologie :

Hamptonia – nom d'origine inconnue; peut-être d'après à la ville de Hampton, en Virginie, où se trouve le Langley Memorial Aeronautical Laboratory. Walcott a participé à la fondation de cet établissement lorsqu'il est devenu le premier président du comité exécutif du NACA (auj. la NASA) en 1915.

bowerbanki – d'après James Scott Bowerbank (1797-1877), naturaliste et paléontologiste britannique surtout connu pour ses études sur les éponges de Grande-Bretagne.

Spécimens types :

Lectotype – USNM 66493 (H. bowerbanki) conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.

Holotype – ROM44270 (H. elongata) conservé au Musée royal de l'Ontario, Toronto, Canada.

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : H. elongata Rigby et Collins, 2004 du versant oriental du mont Field, dans le parc national du Canada Yoho.

Autres dépôts : H. parva, des formations du Cambrien moyen de Wheeler et de Marjum dans l'Utah (Rigby et al., 2010); H. christi, de l'Ordovicien inférieur du Maroc (Botting, 2007).

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Âge

Periode :

Du Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina à la zone d'assemblage de Bolaspidella du Cambrien médian-tardif (environ 505 millions d'années).

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Sites

Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrière Walcott sur la crête aux Fossiles; couches à trilobites et les couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen.

Autres dépôts : H. bowerbanki des formations du Cambrien moyen de Wheeler et de Marjum dans l'Utah (Rigby et al., 2010).

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Walcott a décrit Hamptonia dans sa monographie sur les éponges des schistes de Burgess publiée en 1920. Rigby (1986) a proposé une nouvelle description du genre, qu'il considérait comme étroitement apparenté à Leptomitus et appartenant aux démosponges à spicules monoaxiaux (aussi appelés « démosponges monaxones »). Rigby et Collins (2004) ont décrit une nouvelle espèce, H. elongata, d'après du matériel prélevé récemment sur le mont Field par le Musée royal de l'Ontario.

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Description

Morphologie :

Hamptonia est une éponge subhémisphérique de taille moyenne à grande. Le squelette est constitué de spicules simples de deux tailles. Certains sont longs (jusqu'à 1 cm de longueur) et épais, isolés ou groupés en faisceaux et dressés perpendiculairement à la paroi. L'espace entre ces spicules est occupé par des bouquets denses de petits spicules. La cavité centrale est étroite, et l'oscule, circulaire. De fins canaux parallèles aux longs spicules assuraient vraisemblablement la circulation de l'eau à travers le squelette. Hamptonia peut être confondu avec le disque central de Choia, mais ses spicules sont beaucoup plus fins. H. elongata se distingue de H. bowerbanki principalement par son squelette ramifié.

Abondance :

Hamptonia bowerbanki représente seulement 0,09 % de la faune de la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008). Un seul spécimen de Hamptonia elongata a été découvert à ce jour.

Taille maximum :

210 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, sessile

Mode d'alimentation :

Suspensivore

Interprétations écologiques :

Hamptonia était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l'eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

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Références

Bibliographie :

BOTTING, J. P. 2007. 'Cambrian' demosponges in the Ordovician of Morocco: insights into the early evolutionary history of sponges. Geobios, 40: 737-748.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

RIGBY, J. K., S. B. CHURCH AND N. K. ANDERSON. 2010. Middle Cambrian Sponges from the Drum Mountains and House Range in Western Utah. Journal of Paleontology, 84: 66-78.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

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