Galerie des fossiles

Margaretia dorus

Grande algue tubulaire couverte de nombreuses protubérances

Reconstitution 3D de Margaretia dorus.

Reconstitution 3D de Phlesch Bubble © Musée royal de l'Ontario

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Taxonomie

Règne :

Végétal (algues)

Embranchement :

Chlorophytes (algues vertes)

Classe :

Bryopsidophycées (Ordre : Bryopsidales)

Affinité :

Bien qu'il considérait cette espèce comme une algue verte, Walcott (1919) a relevé des similitudes avec les coraux alcyonariens (étroitement apparentés aux plumes de mer). Des études de spécimens provenant des schistes de Burgess et de l'Utah ont révélé des affinités avec l'algue verte moderne Caulerpa (Satterthwait, 1976; Conway Morris et Robison, 1988).

Nom d'espèce :

Margaretia dorus

Nom du descripteur :

Walcott

Date de la description :

1931

Étymologie :

Margaretia – origine indéterminée; peut-être du grec margarites, « perle », en référence aux structures arrondies présentes le long du tégument.

dorus – origine indéterminée; peut-être du grec dora, « peau », en référence à l'aspect dermique du tégument de cette algue.

Spécimens types :

Holotype – USNM 83922 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.

Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : M. chamblessi, des schistes de Latham du Cambrien inférieur du sud-est de la Californie (Waggoner et Hagadorn, 2004).

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Âge

Periode :

Portion supérieure du Cambrien inférieur, de la zone à Olenellus à la zone à Ptychagnostus punctuosus, du Cambrien moyen supérieur.

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Sites

Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrières Walcott, Raymond et Collins sur la crête aux Fossiles; couches à trilobites; carrière Collins et sites moins importants sur le mont Stephen; mont Odaray; glacier Stanley.

Autres dépôts : M. dorus est présent dans plusieurs dépôts du Cambrien, en particulier les schistes de Spence et la formation Marjum du Cambrien moyen, dans l'Utah (Conway Morris et Robison, 1988).

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Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Walcott a récolté quelque 70 spécimens de cette nouvelle espèce dans les schistes de Burgess. Ce n'est qu'après sa mort que la description formelle de ce matériel a été publiée par son assistant, Charles Resser, en 1931. L'espèce a été comparée à l'algue verte moderne Caulerpa dans une thèse inédite (Satterthwait, 1976). Cette interprétation a été adoptée par Conway Morris et Robison (1988) après examen de spécimens bien conservés provenant de plusieurs dépôts dans l'Utah. Depuis la description initiale de Walcott (1931), elle n'a pas fait l'objet d'une révision d'après des spécimens récoltés dans les schistes de Burgess.

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Description

Morphologie :

Cette espèce est la plus grande algue connue des schistes de Burgess. Elle est constituée d'axes tubulaires simples ou dichotomiques (divisés en deux) et droits reliés perpendiculairement à des rhizomes simples. Ces axes ont tous la même largeur et peuvent atteindre au moins 40 cm de longueur. Leur extrémité distale est arrondie, et leur surface est couverte de petites protubérances de forme et de taille semblables réparties en spirales appelées papilles. Ces papilles sont visibles sur les bords des fossiles, mais elles sont souvent détachées chez les spécimens conservés perpendiculairement, d'où l'impression de trous le long des tiges. Contrairement à ce que croyait Walcott, Margaretia n'est pas un mince feuillet membraneux perforé. En général, les rhizomes sont de plus faible diamètre que les tiges, et ils présentent des ondulations irrégulières mais aucune papille.

Abondance :

Margaretia est présent dans de nombreux sites, mais il est généralement rare. Aucun individu de cette algue n'a été découvert parmi les 52 620 spécimens observés à la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :

400 mm

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Écologie

Mode de vie :

Épibenthique, sessile

Mode d'alimentation :

Producteur primaire

Interprétations écologiques :

Margaretia vivait ancré par ses rhizomes sur le fond marin, ses frondes flottant librement. La présence de spécimens pour la plupart fragmentaires dans de nombreux dépôts fossilifères laisse entendre que cette algue pouvait provenir de milieux environnants.

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Références

Bibliographie :

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CONWAY MORRIS, S. AND R. A. ROBISON. 1988. More soft-bodied animals from the Middle Cambrian of Utah and British Columbia. University of Kansas Paleontological Contributions, 122 p.

SATTERTHWAIT, D. F. 1976. Paleobiology and Paleoecology of Middle Cambrian Algae from Western North America. Unpublished PhD thesis, California, Los Angeles, 120 p.

WAGGONER, B. AND J. W. HAGADORN. 2004. An unmineralized alga from the Lower Cambrian of California, USA. Neus Jahrbuch fur Geologie und Palaontologie-Abhandlungen, 231: 67-83.

WALCOTT, C. D. 1931. Addenda to descriptions of Burgess Shale fossils. Smithsonian Miscellaneous Collections, 85: 1-46.

Autres liens :

Aucun

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