Galerie des fossiles
Hanburia gloriosa
Trilobite « aveugle » très rare des schistes de BurgessRègne :
Animal
Embranchement :
Arthropodes
Classe :
Trilobites (Ordre : Corynexochida ?)
Affinité :
Les trilobites sont des euarthropodes éteints, probablement des représentants de la lignée souche des mandibulés, qui regroupent les crustacés, les myriapodes et les hexapodes (Scholtz et Edgecombe, 2006).
Nom d'espèce :
Hanburia gloriosa
Nom du descripteur :
Walcott
Date de la description :
1916
Étymologie :
Hanburia – origine indéterminée; probablement d'après le pic ou le glacier Hanbury dans les Rocheuses canadiennes, tous deux nommés en l'honneur de David T. Hanbury (1864-1910), un explorateur britannique des Territoires du Nord-Ouest canadien.
gloriosa – du latin gloriosus, « glorieux » ou « présomptueux », peut-être une allusion à la morphologie céphalique inhabituelle de cette espèce rare.
Spécimens types :
Lectotype – USNM 61724 conservé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :
Schistes de Burgess et environs : aucune.
Autres dépôts : aucune.
Periode :
Cambrien moyen, de la zone à Glossopleura à la zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d'années)
Sites principaux :
Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles; couches à tulipes (S7) et sites moins importants sur le mont Stephen.
Bref historique de la recherche :
Les trois spécimens originaux d'Hanburia gloriosa de Walcott ont été découverts au cours une période d'excavation de cinq ans dans les couches à phyllopodes de la crête aux Fossiles (Walcott, 1916); deux autres spécimens provenant aussi de ce site font partie des collections de l'USNM. Un spécimen isolé de l'USNM a été découvert plus tard par Charles Resser, prétendument dans les « schistes d'Ogygopsis » sur le mont Stephen (Rasetti, 1951), mais il s'agit presque certainement d'une erreur. Harry Whittington a réexaminé cet étrange trilobite en 1998.
Morphologie :
Parties dures: les rares spécimens connus d'Hanburia gloriosa mesurent entre 4 mm (stade juvénile) et 35 mm de long. La forme de la carapace dorsale se situe entre l'ovale et le demi-cercle; tous les spécimens sont considérablement aplatis à la suite de la compression du mince exosquelette. Le céphalon est hémisphérique et présente un sillon marginal peu prononcé le long des marges postérieures et latérales; le sillon s'estompe progressivement en direction des angles antérieurs de la glabelle. Chez les petits spécimens, la glabelle s'élargit vers l'avant et présente deux paires de lobes latéraux bulbeux et très peu prononcés; chez les spécimens de plus grande taille, les bords de la glabelle sont parallèles et les lobes peu marqués. Le céphalon ne présente pas d'yeux apparents disposés latéralement, et il n'y a aucune trace de suture faciale dorsale. Ces deux caractéristiques font d'Hanburia une exception chez les tribolites non agnostoïdes des schistes de Burgess.
Whittington (1998) a suggéré que la suture faciale pourrait suivre la bordure extérieure du céphalon, ou la surface ventrale, atteignant la face dorsale seulement aux angles génaux, qui semblent être arrondis chez tous les spécimens. Chez les spécimens de grande taille, le thorax relativement court est composé de six ou sept segments, et un seul spécimen connu du stade juvénile (présumé) en présente quatre. Les extrémités distales de la plèvre sont arrondies. Le pygidium hémisphérique n'a pas de bordure définie; il est approximativement de la même largeur et de la même longueur que le céphalon. Le rachis pygidial se compose de sept ou huit anneaux axiaux et d'une partie terminale; le rachis se termine avant la marge postérieure. Huit ou neuf paires de plèvres pygidiales bien définies rayonnent autour du rachis.
Anatomie non minéralisée: inconnue.
Abondance :
Très rare, en particulier sur la crête aux Fossiles.
Taille maximum :
35 mm
Mode de vie :
Épibenthique, mobile
Mode d'alimentation :
Inconnu
Interprétations écologiques :
En raison de sa morphologie céphalique inhabituelle (c.-à-d., absence de sutures dorsales et d'yeux composés latéraux), de sa rareté et de sa présence exclusivement dans les schistes de Burgess, Hanburia gloriosa demeure une énigme écologique. D'autres trilobites « aveugles » du Cambrien à la morphologie relativement semblable ont été interprétés comme vivant dans des eaux plus profondes, peut-être sous la zone photique (Whittington, 1998).
Bibliographie :
RASETTI, F. 1951. Middle Cambrian stratigraphy and faunas of the Canadian Rocky Mountains. Smithsonian Miscellaneous Collections, 116 (5): 1-277.
SCHOLTZ, G. AND G. D. EDGECOMBE. 2006. The evolution of arthropod heads: reconciling morphological, developmental and palaeontological evidence. Development Genes and Evolution, 216: 395-415.
WALCOTT, C. D. 1916. Smithsonian Miscellaneous Collections, 64(3): 157-258.
WHITTINGTON, H. B. 1998. Hanburia gloriosa: rare trilobite from the Middle Cambrian, Stephen Formation, British Columbia, Canada. Journal of Paleontology, 72: 673-677.
Autres liens :
Aucun










